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Les 8 manières dont la sophrologie lutte contre les acouphènes

19 mai 2026 par
DOUCET, Emma


Les 8 manières dont la sophrologie lutte contre les acouphènes

Bourdonnements, chuintements, sifflements : la sophrologie est une solution douce qui permet d’apprendre à apprivoiser les acouphènes en diminuant le stress qu’ils induisent. La sophrologie permet de lutter contre différents symptômes. On vous explique lesquels dans cet article.

Son action sur l’état de stress

Le stress est un état émotionnel instinctif pour nous préparer à deux options : l’attaque ou la fuite. Lorsque cet état se prolonge dans le temps, on parle alors de stress chronique. Cette tension constante de l’esprit et du corps est néfaste pour la santé et peut évoluer vers de graves maladies.

Concernant les acouphènes, le stress agit comme un amplificateur. Chez la majorité des personnes, lorsque le stress s’accentue, la perception du bruit augmente.

Pourquoi ce phénomène ? Le cortex auditif, qui gère le traitement des sons, interagit étroitement avec le système limbique, qui n’est autre que le siège des émotions.

Résultat : plus la partie émotionnelle est stimulée, comme c’est le cas lors d’un épisode de stress, plus le cortex auditif sera sensible et perturbé. Cela aura pour conséquence une hyper-perception des symptômes acouphéniques.

Qui dit plus de stress, dit acouphènes plus forts et inversement. On entre alors dans un cercle vicieux.

C’est là qu’intervient la sophrologie pour apprendre à gérer son stress et limiter dans le même temps les acouphènes.

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Diminuer la connotation négative de l’acouphène

En dehors de son effet purement régulateur sur le niveau de stress et donc, sur la stimulation des zones limbiques et auditives, la sophrologie permet d’obtenir d’autres résultats bénéfiques.

En agissant directement sur le rééquilibrage du système nerveux, les outils sophrologiques permettent, entre autre, de diminuer ce que l’on nomme la connotation aversive de l’acouphène. Il s’agit ici de neutraliser progressivement la coloration émotionnelle négative liée à l’acouphène. C’est-à-dire que notre cerveau prête beaucoup plus d’importance et d’attention aux émotions « négatives » telles que la peur, l’anxiété, l’inquiétude, la tristesse et la détresse. Or l’acouphène, associé à toutes ces émotions négatives, est un formidable exemple de ce phénomène.

Un des moyens de faire en sorte que notre cerveau ne le considère plus comme une information importante est justement de remplacer progressivement les émotions négatives par des états émotionnels plus positifs. C’est là un point important : diminuer la connotation aversive de l’acouphène via un stratégie de régulation émotionnelle. La sophrologie, grâce à son panel d’outils éprouvées, permet d’atteindre ce type de résultat.

Son impact positif sur la reprogrammation cérébrale

En matière de traitement des acouphènes, on entend souvent parler d’habituation. Ce terme désigne une capacité naturelle que possède notre cerveau.

C’est ce qui fait que certaines personnes parviennent à vivre correctement avec leurs acouphènes. Le mécanisme d’habituation officient en arrière plan afin que le parasitage soit totalement ou partiellement filtré.

Chez certaines personnes, cette capacité a tendance à rester en état de veille. Cette non-activation du processus d’habituation pose problème et entraîne les conséquences que vous connaissez. La sophrologie, à l’aide d’une combinaison d’outils, peut aider à palier ce problème et à réenclencher une bonne dynamique d’habituation.

Ses effets bénéfiques sur l’hippocampe

L’hippocampe est une région cérébrale, prioritairement impliquée dans la mémoire, que l’on soupçonne fortement de jouer un rôle dans la perception des acouphènes chroniques. Très réactif aux états de stress, l’hippocampe tend à perdre en taille lorsque les épisodes de tension perdurent.

La sophrologie, tout comme la méditation de pleine conscience, sont en mesure de contrer ce phénomène par leur action redensifiante sur l’hippocampe.

Ses effets positifs sur le cortex cingulaire postérieur

Cette zone du cerveau est impliquée dans la façon dont nous percevons et interprétons ce qui nous arrive dans la vie.

Il a été prouvé que la pratique méditative tendait à consolider le tissu de matière grise présent dans le cortex cingulaire postérieur.

Cet effet bénéfique pourrait expliquer pourquoi ces approches, dont la sophrologie fait partie, parviennent bien souvent à rendre les personnes plus positives, optimistes et résilientes face aux traumatismes émotionnels que peuvent entraîner les acouphènes.

Son action salutaire sur l’amygdale cérébrale

L’amygdale fait partie du système limbique (siège des émotions) et constituerait une sorte de système d’alerte. L’amygdale serait également impliquée dans l’évaluation émotionnelle des stimuli sensoriels. Autrement dit, c’est à elle que nous devons le fait que les acouphènes sont bien souvent considérés comme de dangereux intrus.

C’est précisément parce qu’une des fonctions essentielles de l’amygdale est de décoder ce qui pourrait être menaçant pour l’organisme, que celle-ci exige d’être reparamétrée.

C’est ici que la sophrologie peut apporter son aide. En travaillant sur certains leviers spécifiques, elle est capable de freiner, voire de stopper, la densification de l’amygdale, un processus alimenté notamment par l’anxiété et le stress.

Ses vertus sur le plan circulatoire

Nous savons aujourd’hui que les dysfonctionnements liés au système cardio-vasculaire et artério-veineux sont en mesure de constituer un facteur déclenchant et/ou aggravant des symptômes acouphéniques. La sophrologie, par son action sur la pression artérielle et la circulation sanguine, contribue à créer un terrain propice à la diminution et/ou la disparition des acouphènes aigus ou chroniques.

Ses effets positifs sur les phénomènes inflammatoires

Les acouphènes peuvent être un symptôme d’une pathologie et certaines causes inflammatoires peuvent exister. Il en va ainsi, par exemple, des labyrinthite et des otites moyennes, dont les inflammations touchent l’appareil auditif. La sophrologie, notamment via son action vertueuse sur le système immunitaire, peut limiter ces manifestations.

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